Editorial

Edito Septembre 2021
par l’Abbé Thierry Vandemoortele, curé

Quand vient la fin de l’été

Terminée la saison estivale où nous profitions de longues journées ensoleillées. L’automne approche, il est temps d’arroser patiemment les graines des bonnes résolutions semées pendant l’été.
La rentrée sonne le glas de l’insouciance et symbolise la renaissance. Ce virage s’accompagne d’un cortège de rites et de traditions pour marquer le changement : « Avant la rentrée il faut que j‘aille chez le coiffeur ». Pour les jeunes il s’agit de peaufiner leur look, ne pas être « trop cheum » (1) pour retrouver leurs « potes » ou leurs copines : « qu’est-ce que je vais mettre le jour J ? » Voilà un rituel qui ne se démode pas !
La rentrée n’est pas seulement celle des enfants, toute la société se cale sur le calendrier scolaire. Primaire, collège, lycée, université, entreprise, l’histoire se répète à tous les âges de la vie. Dès notre plus jeune âge la rentrée est un cap important, synonyme de transformation.
Après les vacances s’ouvre une période faste pour réaliser nos aspirations les plus profondes : inscription dans une salle de sports ou à des activités artistiques avec l’espoir que nous tiendrons nos engagements toute l’année.
Pour nos chères têtes blondes nous arpentons les allées bondées des supermarchés, liste en main, pour trouver le cahier grand format, 96 pages, petits carreaux, introuvable dans les rayons. Même si le cartable de l’année dernière est en bon état, les parents cèdent à leurs enfants qui veulent celui à la mode. Le renouvellement des fournitures nous motive à prendre un autre départ pour bien travailler, c’est promis !
Il y a des rentrées où tout change : la ville, l’école, la maison ! Il faut se repérer, faire connaissance des lieux et des personnes. Pour réussir cette mutation nous mettons en place des rituels afin de faire de la nouveauté une opportunité pour nous ouvrir, nous adapter.
Septembre imprime, dès notre plus tendre enfance, des émotions fortes ; quitter notre confort, nos habitudes, pour oser la rencontre et entreprendre.
Septembre nous demande de laisser derrière nous nos tendres illusions ; la rentrée, un rituel qui nous fait grandir, mûrir.
Pour moi aussi c’est la fin de l’été, j’ai retrouvé mon bureau et mon ordinateur pour vous rédiger de nouveaux éditoriaux. Pas de doute, c’est la rentrée !
Abbé Thierry Vandemoortele
Curé
(1) Chez les ados, « Cheum »est le verlan de « moche »