Editorial

Edito Mars 2019

Père Thierry Vandemoortele, curé de Bondues

« Dites, si c’était vrai ? »

par l’Abbé Thierry Vandemoortele, curé

Cette question – titre d’une chanson de Jacques Brel – se pose au moment où les chrétiens se préparent à célébrer Pâques ; promesse de la vie qui renaît après la mort. Dites, si c’était vrai la Résurrection d’entre les morts ?
La Résurrection est un mystère chargé d’inconnus et fait appel à la foi. Mais même si nous ne croyons pas, nous pouvons légitiment nous poser la question : Qu’y a-t-il après la mort ?
Un jour, visitant la famille d’un défunt, la veuve me dit : « Vous avez de la chance, vous avez la foi ». C’est vrai ! La foi donne à l’existence une orientation et, au cœur de la souffrance, une espérance.
Nous croyons, Christ est ressuscité, notre Dieu est le Dieu des vivants. Il reste difficile d’imaginer une vie transfigurée par le passage de la mort, le monde de l’au-delà avec nos images d’ici bas. Même si nous ne pouvons concevoir la forme que prendra la vie après la mort, nous devons agir pour donner du sens au temps présent. Cette conviction de foi nous incite à ne pas craindre la mort. Parce qu’ils espèrent en la Vie éternelle, les chrétiens s’engagent dans ce monde et ne craignent pas de tout perdre. Ils refusent d’utiliser Dieu pour s’assurer une vie douillette. Le « Paradis » n’est pas un refuge, une utopie, il est au milieu de nous, quand nous aimons en vérité et accueillons toute personne sans considération d’origine, de race, de condition sociale.
Quand nous offrons au monde une oreille qui écoute, des mains qui donnent, un cœur qui aime.
Quand nous prenons soin de toute personne en détresse.
Quand nous avons un cœur humble pour que ceux qui sont sur notre chemin découvrent la présence du Ressuscité.
Nous croyons que l’amour est plus fort que la mort.
« Dites, si c’était vrai… Parce que c’est tellement beau tout cela quand on croit que c’est vrai ».